Les Assises de la Culture !!!!

Ce soir, réunion au sommet…

« Assises de la Culture en Région PACA »… un bien grand titre, non ?

Comme cette année j’ai décidé de prendre les choses autrement, je me mets sur mon 31, j’appelle Fred ( l’éclairagiste du Studio du Soleil) et hop, direction la Friche Belle de Mai pour aller écouter ce que ceux qui sont en place ont à raconter. Bien sûr, tout le monde est là. C’est que Marseille va être Capitale Européenne de la Culture en 2013 et ici, il y a une grande inquiétude de voir partir ces budgets dans des mains d’artistes qui ne sont pas d’ici.

Que c’est rasant ces discussions politiques où soit disant sont invités à intervenir les acteurs culturels locaux. Nous sommes entre 300 et 500. Imaginez, si tout le monde se mettait à parler… Pourtant, c’est sûrement ce qu’il faudrait faire. Quelques uns interviennent. Le plus souvent sur des problématiques personnelles dues au retrait des subventions. Quelques idées tout de même se font entendre. Ca parle d’Europe et d’accompagnement pour établir ces dossiers complexes. Ca parle de financement privé et d’accompagnement des PME pour leur apprendre à devenir des mécènes. Ca bafouilles aussi (ça c’est moi !). Ca lyrise, ça s’envole, ça retombe…

Mais bon, finalement nous rentrons à la maison sans avoir ressenti de vraies avancées ou de vraies ouvertures. Quand une situation est si tendue, chacun pense à sa peau, veut se défendre. Déjà que nous souffrions du manque de moyens et de reconnaissance ici, avant tous ces durcissements, alors là, c’est pas prêt de se calmer.

Sauf qu’au plus profond du malaise vient souvent le souffle du renouveau. Comme l’expliquait un des intervenants (un homme vraiment intéressant, celui-là.. pas un politique, non, plutôt du genre philosophe ou sociologue !) le mot « Crise » en chinois est composé de deux idéogrammes ; d’une part « Danger » et de l’autre « Renouveau, espoir ». Nous nous en rapprochons chaque jour de cette « Crise », mais nous n’y sommes pas encore. Sauf que les vents annonciateurs des désastres qui sifflent depuis quelques temps se mettent à enfler à vue d’oeil.

Parés pour la tempête ?!

Petite forme…

Rose F, Décembre 2006 – A.Ferran

Petite forme ce soir…

Les jours passent, et leur flot d’actes m’éloignent de ce que j’ai à faire…
Bien sûr, c’est important de trouver des endroits où jouer, des sous pour créer, de regarder loin devant ce qu’il faudra inventer, imaginer pour être à peu près « dans le coup », d’aller à la rencontre de ceux qui décident, aux réunions, aux ouvertures de saison…
Mais moi, là-dedans. Moi et ce que j’ai à dire ? Et les textes qui sont là juste derrière et qui ne s’écrivent pas ? Et la musique qui voudrait aller s’étendre sur des espaces aménagés pour ça et ne pas juste s’esquisser avant de replonger dans le chaos de ce cerveau trop sollicité ?! Et les pièces que je rêve de voir s’écrire sur des plateaux obscurs pour qu’enfin elles s’éclairent et transpercent ?
Si tout le temps passé à essayer de vendre, de créer les opportunités, je les passais à ce que je suis venu faire ici, c’est à dire, faire, créer, aligner ces mots qui ne se sont pas encore dits et que quelqu’un là dehors attend, ne serait-ce pas plus juste ? Plus logique ?!
C’est tellement plus important. Au final, tellement plus que tout ce rien mis en branle parce que justement tant de ceux qui sont là n’ont rien à dire, ni à faire.

Comment faire alors ? Je ne peux pas dédoubler mes journées ! M’abstraire de la vie quotidienne et laisser ceux que j’aime et qui déjà se plaignent de n’avoir que mon dos à contempler !

Un jour, j’aurai la place. Je pourrai choisir. Soit parce que je me déciderai à céder, soit parce qu’à force de combats les portes s’ouvriront enfin, me laissant libre de mettre en oeuvre ce qui vraiment compte et n’appartient qu’à moi.

Mais là, ce soir, je souffre. Je suis fatigué ! L’impression de perdre mon temps, de ne rien faire, de ne rien inscrire. Alors que mes journées sont pleines de 9h du matin à 22h ! Tous les jours !

Le bon côté de tout ça, c’est que le dedans prend le dessus et qu’il est sûr que les semaines qui arrivent seront aux couleurs de la création. Parce qu’un moment, plus rien ni personne ne peut empêcher ça !

Et là, je sens que ça arrive….

Allez, bon week-end !

Oups… et Dimanche, c’est jour du seigneur. Du coup, pas de message ! Voilà !

Un petit calendrier des spectacles à voir…

Ce soir, je vais faire vite.
Je n’ai pas vu Spiderman 3 (désolé Fred), mais j’ai fini de regarder « Angel-A » de Luc Besson. Pourquoi faut-il que ce monsieur se croit apte à écrire des scénarios ? C’est bien dommage… parce que l’image, elle est assez jolie, efficace, tranchée. Le texte ?! Quel texte… mon dieu, nous voilà chez les Bisounours où tout le monde il est noir ou il est blanc. Il y a le gentil et les méchants. Le gentil, il est méchant parce qu’il s’aime pas, mais voilà un ange tombé du ciel, avec des jambes de dix mètres de long et une jupe franchement indécente (c’en est choquant dans certains passages du film!) qui lui dit : Dis je t’aime. Le gentil qui se croit méchant le dit et « Oh ! Miracle ! « Il devient gentil gentil et il sauve l’ange qui était gentille méchante et pour finir, ils tombent amoureux. Ouah !!!!
Si vous voulez un film sur les anges, je vous conseille plutôt « Les Ailes du désir ». mais bon, à vous de voir…

Ah oui, le titre…
J’ai sélectionné quelques spectacles à ne pas manquer dans le coin. Je vous mets en lien un agenda qui vous permet de lire cette séléction sur le votre. Soit sur google agenda, soit (et c’est dix fois mieux) sur ical (le logiciel Mac).

webcal://www.box.net/dav/les%20spectacles%20d’Alex%20en%20PACA.ics

Cliquez sur le lien. Dans la fenêtre qui s’ouvre, entrez

Nom d’utilisateur : alexef@free.fr
mot de passe : alexef

et laissez faire le travail.

Le calendrier est mis à jour et cette mise à jour se fait automatiquement sur votre agenda.

Vous voilà abonné au calendrier des spectacles (Théâtre avec quelques soupçons de Danse) sélectionnés par mes soins sur la région et qui sont soit des découvertes, soit des spectacles à ne manquer sous aucun prétexte.

Je reste ouvert aux commentaires que vous avez à émettre sur ce calendrier et ferai mon possible pour l’améliorer.

Pas de vexation… il y a des spectacles qui passent et que soit, je n’ai pas vu, soit je ne connais pas… et dieu sait que je suis ignorant ! (Mais comment ne pas l’être quand on mesure la production qu’il y a en spectacle vivant)

Et puis, tout cela est histoire de goût… n’est-ce pas ?!

Et voilà !!!!

Et voilà que deux jours après avoir fait la promesse de venir vous voir tous les soirs, je râte déjà un rendez-vous ! Bonnet d’âne pour votre jeune metteur en scène…


Je pense le breveter rapidement. Un accessoire immanquable pour tous ceux qui trouvent les casques trop encombrants et qui n’ont pas peur du ridicule. Très pratique, le sac plastique se glisse dans la poche et est toujours là en cas de besoin.
Par contre, il faut le choisir bien ajusté si vous voulez que le coussin d’air puisse vous protéger des chocs de la vie quotidienne !
Allez… je vous offre le tuyau et gratuitement. C’est jour de chance ! Promis, je n’exigerai pas de droits si je vous croise affubler de mon bonnet plastique ! qui, soit dit en passant, donne un air très british à la « Robin’s Wood », une fois les lanières inversées… Astucieux, non ?

Qui as dit que les « théâtreux » ne savaient pas s’habiller ?!

J’ai eu une belle journée aujourd’hui, une belle rencontre aussi : Jean-Sébastien Gaydon, chargé à la programmation culturelle à la Mairie d’Aix en Provence. Je lui ai présenté ce que pourrait être l’ossature de l’événement sur Picasso et ma foi, il a semblé être plutôt séduit. Ne reste plus qu’à mettre sur pied un joli dossier bien ficellé et à espérer que ceux qui travaillent avec lui et Thierry Roche montrent le même enthousiasme.
En tout cas, voilà deux personnes qui semblent aêtre convaincus de ce que la Culture peut offrir et transformer et ce n’est pas tous les jours que nous croisons des personnages tels qu’eux… malheureusement.
Bon, allez… ce soir c’est décompression. Je vais aller regarder Spiderman 3 sous les conseils avisés de mon éclairagiste préféré. « L’Araignée, l »Araignée… »

A demain !

P.S. Merci Laura pour tes passages et pour tes mots…

dodo

Elisabeth Ciccoli dans « Elle Attend », l’Astronef 2004 (image vidéo)

La nuit d’hier fut courte, trop courte. Et la journée longue, très longue. Passer relever le courrier, regarder sur google analytics le trafic de la journée et m’en tenir à cette promesse : « Tous les soirs ! » Mais là… dodo !

tard dans la nuit…

J’ai profité de ce retour parmi vous pour relire un peu les messages laissés au fil des jours, des mois. Et je constate (sans grand étonnement) que c’est assez difficile à suivre…

Par exemple, je ne suis pas revenu sur le désistement de la Tour d’Aigues, hors nous y avons bien joué et ce, le 11 août 2008. Jean Blanc, leur programmateur a finalement eu gain de cause, juste avant de se faire virer. Et c’est sans lui que nous avons été accueilli dans ce château. J’aurais aimé qu’il soit là. Qu’il voit ce que cette prise de risque avait engendré.

Par exemple, je ne vous ai jamais raconté Tokyo au grand coeur, l’immense mégapole et les rendez-vous pris, eus. Les rencontres, avec Aki San, avec cette jeune troupe plongée dans le théâtre contemporain et qui paye pour jouer – Là-bas, les programmateurs sont rares et les théâtres se louent. On vit à la recette et de petits boulots trouvés à côté. Et pourtant… je n’ai jamais vu autant de jeunes gens dans une salle de théâtre que le soir de leur représentation ! – ni comment Vincent Guenneau nous a accueillis et guidés. Nous présentant les membres de la famille Kita (famille de Nô) et leur butaï fraichement refait, nous emmenant avec lui au Conservatoire National de Nô où nous avons découvert un outils magnifique, avec tous ses costumes, ses masques, avec son butaï épuré… Ah comme j’aurais aimé, moi aussi, étudier dans ce cadre.

Par exemple, je ne vous ai pas raconté, comment excédé du comportement si peu responsable de certains membres de La Maison du Japon en Méditerranée, je me suis fâché avec l’un d’eux à la sortie de notre première représentation, ni la violence de leur réaction.

Par exemple, je ne vous ai pas dit que la Fondation Beaumarchais avait refusé ma candidature et que cela m’avait réellement affecté, surtout quand, au Festival d’Avignon, je suis allé, pour savoir de quoi il en retournait, un spectacle qui avait eu l’aide à la création. Une comédie musicale sur « Le Songe d’une nuit d’été » de W. Shakespeare. J’étais avec Rose et je me suis dit que ce serait une belle entrée en matière Shakespearienne pour elle. Et bien, devinez ! C’était irrespirable, attroce même ! D’une puérilité, d’une facilitén d’une vulgarité digne de Ronald, le clown Mac Donnald’s. Quelle frustration et quelle colère… savoir que ce ramassis d’inepties avait eu une bourse quand mes « Illusions Tragiques » s’étaient vues rejetées…. Dur à avaler !

Par exemple….
… il y a eu tellement d’autres choses ! Mais revenons au temps présent…

Au temps présent, je travaille à la réalisation d’un spectacle sur Picasso pour un événement qui s’appelle « C’est Sud » et qui a lieu, chaque année, à Aix en Provence. C’est un événement destiné avant tout au jeune public. Jeune public, Picasso… autant dire que pour votre dévoué, les cartes à jouer ne sont pas aisés. Alors j’ai lu tout ce que j’ai trouvé, cherché, tourné, retourné tout cela dans tous les sens et ce matin, j’ai enfin décroché mon téléphone pour appeler Thierry Roche, un des responsables de la Culture à Aix en Provence, pour lui dire que j’étais prêt à lui présenter ma proposition… (si ça marche, je vous en dirai plus).

D’un autre côté, j’essaye d’avancer sur « Atsumori », le Théâtre Nô, le Japon. Peut-être aurons-nous cette date à la Maison de la Culture du Japon à Paris. Il en est toujours question. Ainsi que d’une dizaine de jours de résidence au Théâtre de l’Aquarium à Paris où je voudrais en profiter pour filmer « Atsumori » dans de bonnes conditions (les contacts au Japon me demandent une vidéo et sans cela, j’ai bien peur que rien ne se débloque là-bas), mais surtout, le présenter aux parisiens. Par la même occasion, il s’agirait de profiter de ce temps là pour présenter parallèlement « Elle Attend », solo de danse théâtre que nous avons créé en 2004 et que je voudrais absolument voir exister et tourner !

Mon troisième, c’est l’adaptation du roman : « Le Démon du Nô » de Nobuko Albery au théâtre avec Vincent Guenneau, mon complice franco-japonais, diplômé de nô et disciple de Monsieur Kano. L’idée étant de réunir sur scène des acteurs occidentaux et de vrais acteurs de nôs. Ce roman retrace la vie de Zéami, le créateur du théâtre Nô. On y verrait et entendrait des éléments sur la vie et l’oeuvre de Zéami et parallèlement des scènes (type scène de répétitions) jouées par de vrais acteurs de nôs, de façon traditionnelle, mais avec les commentaires de Zéami (les « retours ») qui permettraient en plus de la dimension dramatique, d’y insérer des parties plus « pédagogiques ».Et là encore, c’est une sacrée gageure comme vous pouvez aisément vous l’imaginer.

Si cela arrive à se mettre en route, l’idée serait de partir à Kyoto un an pour pouvoir écrire ce texte et commencer à réunir les différents interprêtes et producteurs de ce pari totalement fou et génial. Je précise que c’est sur une idée de Vincent que nous avons élaboré ce projet !

Mon quatrième, et je m’arrêterai là pour ce soir… C’est l’opportunité que pourrait nous offrir « Marseille Capitale de la Culture » en 2013. Je voudrais profiter de ce grand chambardement pour proposer un autre moyen de porter la culture et avant tout le spectacle vivant par ici et si possible, être un des pilotes de cette expérience (Ben oui, faut pas exagérer tout de même!). Quelle est-elle, me demanderez-vous ?
Ce serait long à vous expliquer et il n’est plus l’heure !
Pour faire court. Ici, faire vivre un spectacle coûte très cher et est très ardu. Nous arrivons à trouver des budgets pour créer (enfin moi non, mais les autres… certains) et il faut se battre bec et ongles pour jouer 1 fois, voire 2 ou 3 si vous êtes très très fort !!!! Au final, même les « grandes compagnies » (je mets entre guillemets, parce qu’ici grandes ne veut pas dire grand chose justement) jouent entre 10 et 15 fois par an. Ce n’est pas suffisant. Je voudrais proposer des programmations au mois, au trimestre même ! Et si l’on calcule, on se rend compte qu’au final celà coûte beaucoup moins cher de travailler sur des sessions longues. On s’interdit ca ici, soit disant parce qu’il n’y a pas de public ! Mais à jouer ce jeu là, il y en aura de moins en moins. Même moi, quand je veux vraiment voir des bons spectacles, je file où… à Paris. Et pour cause ! Un spectacle qui ne joue pas souvent s’abîme, se raidit, perd de sa fraicheur, son caractère. Et quand un spectacle est bon, on se déplace même d’ailleurs pour venir le voir ! Arrêtons donc de pleurer et retroussons nos manches. Mettons en place de vrais théâtres qui jouent tous les soirs. Nous aurons de meilleurs acteurs, de meilleurs metteurs en scène, de meilleurs spectacles. De quoi faire travailler les jeunes acteurs qui sortant des écoles ici et ne trouvant pas de boulot ne trouve rien de mieux à faire que de créer leur propre compagnie ! Nous pourrons travailler vraiment et églament avec les publics. Et enfin créer un mouvement de vie ! Ce qui ici est loin d’être gagné. Si nous n’agissons pas, je peux déjà vous prédire la suite. En 2013, les grands événements seront assurés par des équipes parisiennes. Ce serait dommage de ne pas tenter quelque chose, non ?

Bon allez… DODO !!!!!

A demain ?!

Retour au texte…

photo de Jeremie GIRARD – Atsumori à la Tour d’Aigues – Août 2008

Bon…
Deux mois de silence, c’est long. Pas qu’il n’y ait pas d’événements marquants durant ces deux derniers mois, loin s’en faut ! Mais se tenir à un tel exercice est ardu, vraiment !

Il va falloir que vous m’aidiez et je trouverai le moyen de vous faire venir plus nombreux chaque jour. Pas pour détenir quelque chose, mais parce que pour partager, on ne peut le faire seul et que je voudrais que mon expérience serve à quelque chose. Ici aussi !

J’ai travaillé une bonne partie de l’été. En tant que technicien surtout. Il y a eu ce très beau moment d' »Atsumori » à la Tour d’Aigues où enfin, il était à sa place ! Dans un théâtre occidental. Tout petit au milieu de cet océan noir fait de tapis de danse, notre îlot de lignes blanches représentant l’espace. C’est l’espace vide, l’espace nécessaire ! Laissant toute la place au jeu des acteurs, au texte, à la lumière. C’était à la fois plus japonais que jamais et en même temps plus universel aussi ; le public ne se retrouvant pas confrontés à un espace étranger, mais accueillant l’étrange dans un espace connu. Il semble que ça ait beaucoup plu. Mais qui n’est pas plus mal placé que le metteur en scène pour savoir réellement ces choses là ? Qu’importe, pour nous, l’équipe, ce fut un grand moment. Vraiment.

La fin de l’été, je l’ai passé à ranger, à redonner corps à mon espace de vie. Pour l’habiter enfin ! Et pouvoir y travailler sans excuses, sans retranchements. Et ma foi, c’est très agréable. Quelques projets sur le feu, peut-être quelques dates à venir ? Nous verrons cela très prochainement. Les mois qui arrivent seront riches…

Et moi, vous me retrouverez tous les soirs. Ici, à la même heure.

Bonne rentrée à tous.