Blood Diamond

A se battre pour un monde que l’on ne comprend pas et qui ne supporte pas qu’on se batte pour lui… pourquoi ?
Pourquoi, pourquoi ces enfants avec des fusils et ces hommes capables de tuer l’autre comme on joue avec la gâchette d’un interrupteur : on-off, on-off, on-off ?
Pourquoi, pourquoi les images que je vois, qui me traversent n’arrivent plus à me toucher tellement ce mal est « banal » ?
Et où sont-ils ces méchants qu’on nous dépeint et qu’on ne voit jamais ?
Juste là… à côté de toi. En toi, en moi. A la première seconde où nous perdons la conscience de nos actes et de ce qu’ils engendrent… à la première seconde où nous perdons la conscience de notre responsabilité ! A chacun. La responsabilité du monde !
Comment à l’heure actuelle, pouvons-nous pousser encore plus loin ce mépris de nous-même, cette fuite en avant?! Dans la consommation, dans cette soif jouissance perpétuelle qu’on voudrait sans que cela ne coûte rien. Cela coûte ! Le moindre geste, le moindre souffle engendre quelque chose. Arrêtons de nous leurrer, de faire comme si tout cela n’était pas grave. Ca l’est. Sinistrement, ça l’est ! Approchez vos enfants par derrière et éteignez cette télé qui leur lacère le coeur et le cerveau et apprenez-leur à mesurer chaque geste qu’ils posent. Pour qu’enfin reviennent un jour les adultes dont cette terre manque si cruellement.
Et vous gens de théâtre. Comment pouvez-vous vous être perdu si loin que vous soyez les premiers à vouloir votre part à ça ! Assumez la misère de devoir vous battre pour la justesse d’un mot. Et bénissez la ! C’est notre plus grande force ! Pour montrer à tous qu’un mot peut changer la face du monde ! Il est temps…
Nous sommes tous responsables de ce que nous faisons de notre monde, de notre vie.

S’il vous plaît, ne souriez pas. Pendant un instant, ne souriez pas… mais assumez ! Sans que cela ne vous empêche de faire de votre vie une fête. Mais une fête de la vie, singulière, une fête de chaque instant.
S’il vous plaît…

Une réflexion sur « Blood Diamond »

  1. Cette nuit j'ai rêver – solitude , écartement, refus, bêtise.
    je n'ai pas de nouvelles, je suis trés inquiet.
    Okay.. alors je vais lire. lire.

    G.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *